
Cependant, ce contrat est aujourd’hui au centre de vives controverses. Les autorités maliennes accusent Idemia de « prise en otage » du fichier biométrique national, entravant ainsi la souveraineté du Mali sur les données de ses citoyens. Cette situation a conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire contre l’entreprise française.
Par ailleurs, des allégations de favoritisme entourent l’attribution de ce marché. Jean-Yves Le Drian, ancien ministre français de la Défense, est soupçonné d’avoir usé de son influence pour favoriser Idemia dans l’obtention de ce contrat. Son fils, Thomas Le Drian, qui occupait des fonctions au sein de l’entreprise, est également mis en cause. En mai 2022, la justice malienne a convoqué Jean-Yves Le Drian dans le cadre d’une enquête pour « atteinte aux biens publics et autres infractions ».
Ces développements interviennent dans un contexte de réaffirmation de la souveraineté nationale par les autorités maliennes actuelles. La junte au pouvoir, dirigée par le colonel Assimi Goïta, s’engage à défendre les intérêts du Mali face aux ingérences étrangères et à promouvoir une gestion transparente des ressources publiques. Cette affaire illustre la volonté des dirigeants maliens de remettre en question les contrats jugés défavorables au pays et de renforcer le contrôle national sur les données sensibles.
En somme, le contentieux autour du contrat des passeports biométriques met en lumière les défis liés à la gestion des partenariats internationaux et souligne l’importance pour le Mali de préserver sa souveraineté dans la gestion des données de ses citoyens.
ABOU A.K. BAMAKO ICATV.NEWS
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