*Intégration régionale : les journalistes béninois briefés sur la carte d’identité biométrique de la CEDEAO
L’hôtel Sofitel de Cotonou a abrité, le mercredi 3 juin 2026, une session d’information dédiée à la Carte nationale d’identité biométrique de la CEDEAO (ENBIC). Cet événement a rassemblé environ quarante professionnels des médias, locaux et internationaux, venus appréhender l’impact de ce titre d’identité, perçu comme un moteur essentiel pour la fluidification des déplacements et le rapprochement des peuples en Afrique de l’Ouest.
Initiée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de concert avec la CEDEAO, et bénéficiant du soutien de partenaires techniques et financiers, cette table ronde visait à familiariser la presse avec la finalité et le déploiement opérationnel de cette carte.
Cette démarche s’insère dans le volet « Gouvernance des migrations et libre circulation en Afrique de l’Ouest » , un programme sous obédience financière de l’Union européenne qui s’emploie à fluidifier la mobilité humaine tout en optimisant la gestion migratoire au sein du bloc régional.
*Un outil de cohésion et de sécurité*
Prenant la parole, le Directeur de la Libre circulation des personnes, de la migration et du tourisme de la CEDEAO, Albert Siaw-Boateng, a inscrit l’ENBIC au cœur du projet d’unification régionale. Pour lui, ce document transcende la simple formalité administrative :
« C’est un emblème identitaire partagé et un levier pour garantir des transits fluides et protégés dans toute la région. »
Il a également rappelé le rôle crucial des journalistes, qualifiés de passerelles incontournables entre les instances politiques et la population, particulièrement à une époque où les fausses informations se propagent à grande vitesse.
Le délégué de l’OIM, Seve Diomande, a quant à lui mis en exergue le lien étroit entre l’existence d’une identité légale, la sécurité et la dynamique des flux migratoires. À ses yeux, l’ENBIC favorise l’intégration des individus, garantit leurs droits et simplifie le passage des frontières. Il a toutefois averti que la réussite de ce projet repose sur l’adhésion populaire et la clarté des messages diffusés, invitant les reporters à s’impliquer activement dans cette campagne d’explication.
*Le Bénin, bon élève de la transition biométrique*
Du côté des autorités béninoises, la Directrice de l’Émigration et de l’Immigration (DEI), Chimène Lougbégnon Bossa, a fait observer que le pays a pris les devants en émettant ce titre sécurisé dès l’année 2020. En plus de faciliter le transit transfrontalier, elle a souligné la mise en place de structures d’écoute (notamment le numéro gratuit 116 et le contact direct de la DEI) pour épauler les voyageurs confrontés à des blocages aux postes de contrôle.
Les débats ont offert l’opportunité aux journalistes de cerner les aspects techniques, administratifs et sécuritaires de cette carte, une étape clé pour que le grand public puisse s’en approprier pleinement l’usage.







