Dans une interview accordée à la rédaction d’un media de la place, l’humoriste ivoirien Joël Éric N’gadi dévoile comment son talent a permis de financer ses études d’ingénierie.
Joël Éric N’gadi confie qu’il a été découvert par l’ancien maire de Cocody, Diagou lors d’une campagne. ‹‹ À la fin, il m’a demandé ce que je fais. Je lui dis papa, je vais à l’école, je suis entrain de chercher les moyens pour finir mon cycle d’ingénieur. Il m’a dit, je paye tes études. Voilà comment l’humour arrive à payer mes cours ››, a-t-il précisé.
Cette aide financière a permis à l’humouriste de concilier sa passion et ses études. Elle a été également une preuve pour montrer à son père autrefois réticent, que le travail bien fait paye toujours.
Dans cette interview, Joël Éric N’gadi a également confié comment il est devenu disc- jockey à l’ «alocodrome » de Cocody. Selon lui, tout a commencé dans les années 2003, 2004, 2005 avec l’un de ses grands frères qui faisait la sonorisation lors des mariages et des célébrations. Ce jour là, il ‹‹ avait mis d’accord les clients de l’alocodrome››. Cette prestation lui a valu une collaboration avec son grand frère. C’est ainsi qu’avec l’ordinateur de son frère, étudiant à l’époque il créait les instructions pour faire son « atalakou » à l’alocodrome. Sa carrière de disc- jokey l’avait rendu populaire au point où tout le monde voulait être en sa compagnie. « Tout le monde se débrouillait pour que je sois dans le bus », a-t-il plaisanté.
Pour l’humouriste, son métier c’est de l’art. Car justifie t-il, « tout ce qui est art ne nécessite forcément pas un revenu financier. Parce que c’est là, la vraie expression de l’art. »
De plus, pour Joël Éric N’gadi, une œuvre d’art à une valeur incommensurable. ‹‹ Si on fixe un prix à une œuvre d’art c’est en fait la limiter››, a t’il affirmé. Ainsi, il voit son métier comme un métier qu’il ne fallait forcément pas rémunérer.
Gloria M. AGOSSOU










